Qu'est-ce que le populisme, dans les faits ? (mars 2017)

Banquet de l'été 2015 : pourquoi il est légitime d'évoquer une "continuité ontologique" entre l'Union soviétique dissoute en décembre 1991 et l'Eurogermanie fondée deux semaines plus tard par le traité de Maastricht. Le statut du livre dans les phases de refondations impériales vs celui qui est le sien en phase de "royaumes combattants", en Europe comme en Chine.

Qu'est-ce que le populisme, dans les faits ? (mars 2017)

Messagepar Francis Marche » Mar 18 Juil 2017 14:46

On appelle “populisme” le phénomène de résistance aux forces impérialistes qui en Europe, depuis 1992 (traité de Maastricht, signé 40 jours après la dissolution officielle de l’Empire soviétique) s’opposent à l’intégration d’un empire européen central quand cet empire traite les nations secondairement par rapport aux “régions” de son espace. Ces résistances qui depuis 1945 existaient du temps de l’empire soviétique et des reliquats de l’Empire britannique en Europe (Irlande du Nord, Chypre) avaient été caractérisées comme forces d’émancipation (Pologne de Walesa, Hongrie en soulèvement, IRA en Irlande, Résistance chypriote) jusqu’au basculement de 1992 et de la guerre yougoslave à l’issue de laquelle on vit naître des nations ayant pour projet de s’amalgamer à un empire central (l’UE de Maastricht) fraîchement créé, ce qui inversait le mouvement centrifuge d’émancipation des nations hors un joug impérial.

Ces mêmes forces (dans les pays de Wisegrad notamment, et parfois chez un même homme, continuant un même combat, tel Lech Walesa) qui avaient été caractérisées favorablement par les autorisés de parole et de pensée (soit l’opinion que dicte l’oligarchie), presque du jour au lendemain se sont trouvées taxées de “populisme” et jugées “nauséabondes”. Ce qu’on appelle populisme, n’est donc rien d’autre qu’un guevarisme étiqueté à l’envers. Le découpage spatial des fonctions économiques, qu’impose l’entité impériale nouvelle qu’est l’UE, piétine les découpages territoriaux nationaux où s’exerçait une distribution ancestrale des secteurs d’activité économique, et c’est en travers de cette voie historique royale et toute tracée par l’oligarchie, celle d’un “empire en voie d'intégration”, que se présente l’embûche du “populisme” et du “souverainisme” qui n’a pas le bon goût d’être coiffé d’un béret à étoile.

Tel est l'éclairage qui doit donner tout son sens aux débats en cours sur, notamment, "la clause Molière" dans lesquels certains autorisés de parole, leaders politiques du moment, n'hésitent pas à juger "discriminante" et pour tout dire "nauséabonde" la proposition que l'usage du français en France (pourtant spécifié par la Constitution de la République) dût être imposé sur les lieux de travail au détriment de l'euro-English, langue de l'Empire Mol. La misère économique et morale des campagnes françaises, où le découpage spatial des activités économiques voulu par l'Empire Mol ne recouvre pas les zonations ancestrales au sein de l'espace national (plus de paysans en Vaucluse parce que le jardin maraîcher de l'Europe doit être le sud de l'Espagne et non le sud de la France, etc.), recevant ce même éclairage, prend elle aussi tout son sens.
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Francis Marche
 
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